A ceux qui veulent trouver la panacée universelle de jouvence, la course à pied peut apparaître comme la meilleure des solutions. En effet, toutes les études prouvent que la pratique régulière de celle-ci amène de nombreux bienfaits… Encore faut-il respecter certaines règles…

  •  Courir  : pour que la course soit un bienfait ; il faut courir… « Élémentaire, mon cher Watson !  » C’est la course à pied qui amène le plus de bienfaits, loin devant la marche… En particulier se sont les forces de pression-décompression sur les articulations et les effets « pompes » du sang qui améliorent la qualité et l’espérance de vie… La marche si populaire est loin d’amener ces bienfaits…
  •  Courir peu : enfin peu, le temps optimal pour obtenir une amélioration de l’état de santé se situe autour de 1h30 à 2h30 de pratique par semaine. La pratique intensive de la course à pied (au-delà de 3h30 4h00) amène des effets délétères. Une étude menée par des chercheurs danois, qui a été publiée dans la revue « Journal of the American College of Cardiology » [1] a montré que le taux de mortalité chez les adeptes du jogging intensif était presque le même que celui des sédentaires… Alors que ce taux est nettement diminué chez ceux qui pratiquent la course à pied modérément.
  •  Courez lentement… Il faut éviter de courir trop vite car, là aussi, vous diminuez les gains sur la santé que vous donne la pratique du jogging… Courir à 70% de sa fréquence cardiaque maximale en faisant une dizaine d’accélérations de 150 à 200 mètres vous amènera le plus de bienfaits (on y reviendra bientôt…)
  •  Courez souvent… Courir deux heures trente en une séance par semaine n’est pas intéressant… Vous allez multiplier les effets pervers et abimer votre corps. Il vaut mieux courir tous les deux jours, voire trois fois par semaine…
  • – Courez à jeun… Enfin, pour ceux qui le peuvent, la pratique de la course à pied à jeun est encore meilleure, elle diminue toutes les composantes du « syndrome métabolique » et, en particulier, son point de départ, l’insulino-résistance… Ce syndrome métabolique accroit le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral (AVC). La course à pied à jeun est sans risque, on ne risque pas en effet d’hypoglycémie puisque, quand vous vous levez le matin, vous êtes en « cétose » c’est-à-dire que l’organisme utilise les « corps cétoniques » pour vivre…
Donc la prescription pour être beau, heureux et pour vivre longtemps est simple : courez à jeun, trois fois par semaine, pendant 30 à 60 minutes, à vitesse lente (70 75% de votre fréquence cardiaque maximale) avec une dizaine d’accélérations de 150 mètres pendant le parcours.

Et, contrairement à ce que pensent les « accros » à la course à pied, cette pratique modérée vous permettra assez rapidement, d’améliorer vos performances… Nous en reparlerons…